Audit sécurité site

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L’audit sécurité site est un processus systématique visant à évaluer les risques, la conformité réglementaire et l’efficacité des mesures de prévention mises en place pour assurer la sécurité des personnes, des biens et de l’environnement. Il est un outil essentiel dans la gestion proactive de la sécurité sur les sites industriels, de construction ou tout autre environnement de travail à risques.

1. Objectifs de l’Audit de Sécurité

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L’identification des dangers est la première étape essentielle de tout audit sécurité site. Elle consiste à repérer tout élément, condition ou activité susceptible de provoquer un accident, une blessure ou une atteinte à la santé. Sur un chantier, les sources de danger sont multiples et souvent présentes simultanément. Les machines et équipements, comme les engins de chantier, les grues ou les nacelles, présentent des risques mécaniques importants. Les produits chimiques tels que les solvants, peintures ou acides peuvent provoquer des brûlures, des intoxications ou des réactions allergiques. La circulation sur le site, incluant la cohabitation entre piétons et engins, représente un danger majeur, surtout en cas de mauvaise signalisation. Le travail en hauteur, qu’il s’agisse d’échafaudages ou de toitures, reste l’une des principales causes d’accidents graves. L’électricité, notamment en cas de câblage défectueux ou d’armoires ouvertes, expose les travailleurs à des risques d’électrocution. La manutention manuelle, lorsqu’elle n’est pas bien encadrée, peut entraîner des troubles musculo-squelettiques. Enfin, l’environnement lui-même (bruit, poussières, météo) peut aggraver les risques. Pour cela, l’audit sécurité site utilise généralement des checklists de contrôle et s’appuie sur une observation rigoureuse du terrain, ainsi que sur des échanges directs avec les travailleurs pour ne rien laisser au hasard.

Une fois les dangers identifiés, le audit sécurité site se poursuit avec l’évaluation des risques associés. Cette phase vise à mesurer le niveau de danger en prenant en compte plusieurs facteurs : la probabilité que l’incident se produise, la gravité potentielle des conséquences, la fréquence d’exposition au danger, et le nombre de personnes concernées. À l’aide d’une matrice de cotation des risques, il devient possible de classer et prioriser les menaces selon leur criticité. Par exemple, un travail en hauteur sans harnais sera jugé à haute probabilité et à gravité très élevée, ce qui le place en niveau de risque critique nécessitant une intervention immédiate. Le audit sécurité site permet ainsi d’établir une hiérarchisation claire, indispensable pour décider des actions à entreprendre en priorité afin de réduire les dangers de manière rationnelle et ciblée.

Dans la suite de l’audit sécurité site, la vérification de la conformité réglementaire est une étape incontournable. Il s’agit de s’assurer que les pratiques en place respectent toutes les obligations légales et normatives en vigueur. Cela inclut notamment le Code du travail, qui impose l’usage des équipements de protection individuelle (EPI), la formation des salariés, et l’affichage des consignes. L’audit vérifie également l’application des normes ISO (comme l’ISO 45001 relative à la santé et la sécurité au travail), ainsi que les anciennes normes OHSAS 18001 encore utilisées dans certaines structures. Les exigences des organismes tels que l’INRS en France, la CNESST au Canada, ou la CARSAT sont aussi prises en compte. L’auditeur s’assure de l’existence du document unique d’évaluation des risques (DUER), de son actualisation et de son adéquation avec la réalité du terrain. En cas de non-conformité détectée, le audit sécurité site alerte immédiatement les responsables, car cela pourrait entraîner des sanctions administratives, voire pénales, et compromettre sérieusement la sécurité des travailleurs.

Il est également fondamental, lors d’un audit sécurité site, de mesurer l’efficacité réelle des dispositifs de prévention déjà en place. Cette phase permet de distinguer ce qui est prévu sur le papier de ce qui est effectivement appliqué sur le terrain. Il ne suffit pas d’avoir des procédures écrites : encore faut-il qu’elles soient comprises, respectées et efficaces. L’auditeur contrôle donc si les EPI sont réellement portés par les travailleurs, si les protections collectives comme les garde-corps ou les filets de sécurité sont correctement installées et utilisées, et si les itinéraires de circulation sont bien balisés et respectés. Il examine également si les formations à la sécurité sont régulièrement dispensées, si les plans de consignation ou d’intervention sont suivis, et si les machines et installations sont bien entretenues. Des indicateurs comme le nombre d’accidents ou de presque-accidents peuvent être utilisés pour mesurer la performance globale du système de sécurité. Cette vérification permet au audit sécurité site d’évaluer non seulement la conformité, mais aussi l’efficacité pratique des mesures préventives mises en œuvre.

Enfin, tout audit sécurité site bien conduit se doit de proposer des actions correctives et préventives adaptées aux constats effectués. À partir des analyses réalisées, un plan d’action structuré est élaboré. Les actions correctives visent à remédier immédiatement aux situations dangereuses ou non conformes, comme le remplacement d’un garde-corps manquant ou la réparation d’un coffret électrique défectueux. Les actions préventives, quant à elles, cherchent à anticiper les risques futurs en renforçant la formation, en améliorant les procédures ou en investissant dans de nouveaux équipements. Chaque action est accompagnée d’un délai de mise en œuvre (court, moyen ou long terme) et d’un responsable clairement identifié (chef de chantier, référent HSE, sous-traitant, etc.). Un système de suivi est ensuite mis en place pour s’assurer que les mesures ont bien été appliquées et qu’elles produisent les effets attendus. Grâce à cette approche structurée, l’audit sécurité site devient un outil stratégique pour faire évoluer le chantier vers un niveau de sécurité plus élevé et durable.

Ces cinq axes constituent le socle fondamental d’un audit sécurité site efficace. Il s’agit d’une démarche structurée, à la fois préventive et corrective, qui permet d’instaurer une culture de sécurité forte et pérenne. En identifiant précisément les dangers, en évaluant les risques, en assurant la conformité réglementaire, en mesurant l’efficacité des dispositifs en place et en mettant en œuvre des actions ciblées, l’audit devient un levier puissant de progrès. Il engage les différents acteurs du chantier dans une dynamique collective et responsable, visant à garantir la sécurité des travailleurs tout en assurant la continuité et la performance des opérations.

2. Méthodologie d’un Audit de Sécurité

L’audit sécurité site peut être mené soit en interne, par les services HSE ou qualité de l’entreprise elle-même, soit en externe, par un organisme agréé ou un cabinet spécialisé. Quelle que soit la formule choisie, la méthodologie reste structurée en plusieurs étapes incontournables, assurant la rigueur et la fiabilité du diagnostic. La première phase est celle de la préparation. Elle consiste à définir précisément le périmètre de l’audit : zone concernée (un bâtiment, une portion du chantier, une activité particulière), période couverte, et thématiques à examiner (sécurité incendie, électricité, manutention, etc.). Cette étape inclut aussi la collecte de la documentation nécessaire, notamment les plans de prévention, le document unique d’évaluation des risques (DUER), les permis de feu ou de travail en hauteur, et les fiches de données de sécurité des produits chimiques. En parallèle, les interlocuteurs clés sont identifiés : responsables sécurité, chefs de chantier, coordinateurs SPS, représentants du personnel. Une bonne préparation conditionne le bon déroulement de tout audit sécurité site, car elle permet de cibler les priorités et de gagner du temps sur le terrain.

La deuxième étape du audit sécurité site est la visite sur le terrain. Il s’agit d’une inspection physique et visuelle du site, au cours de laquelle l’auditeur observe directement les conditions de travail, les équipements, les comportements, et l’organisation globale de la sécurité. Il vérifie l’état et l’accessibilité des équipements de sécurité : extincteurs, trousses de secours, dispositifs d’arrêt d’urgence, signalisation, et bien sûr, le port effectif des équipements de protection individuelle (EPI). L’observation des pratiques permet de détecter des écarts entre les consignes et la réalité, comme des travaux en hauteur non sécurisés, des produits mal étiquetés ou une cohabitation dangereuse entre engins et piétons. Cette phase comprend également des échanges avec les différents personnels présents : ouvriers, encadrement, sous-traitants. Ces entretiens permettent de mieux comprendre les contraintes du terrain, d’évaluer le niveau de sensibilisation à la sécurité, et d’identifier les points d’amélioration perçus par les équipes elles-mêmes. La visite constitue le cœur du audit sécurité site, car c’est sur le terrain que les risques concrets se manifestent.

Vient ensuite l’analyse documentaire, une composante essentielle de tout audit sécurité site. Cette étape vise à vérifier si les dispositifs de sécurité sont formalisés, suivis et mis à jour dans les documents de référence. L’auditeur examine les procédures en vigueur, les plans de formation, les registres de maintenance des équipements, les consignes écrites affichées ou distribuées, ainsi que la traçabilité des contrôles réglementaires. Il étudie aussi les statistiques d’accidents, d’incidents et de presque-accidents, afin d’identifier les zones ou activités les plus exposées, et d’évaluer la réactivité de l’entreprise face aux événements passés. Cette analyse permet de détecter des lacunes organisationnelles (procédures obsolètes, absence de registre), mais aussi d’anticiper des risques non encore identifiés sur le terrain. Elle donne une vision globale de la culture sécurité de l’entreprise et de sa capacité à mettre en œuvre une prévention efficace. En ce sens, l’analyse documentaire complète et renforce les constats issus de la visite de terrain, rendant l’audit sécurité site encore plus pertinent et complet.

La dernière étape du audit sécurité site est l’élaboration du rapport. Ce document final reprend l’ensemble des constats relevés, en les organisant selon leur gravité, leur nature et leur niveau de priorité. Le rapport liste toutes les non-conformités identifiées, qu’elles soient réglementaires, techniques ou organisationnelles. Il met également en évidence les risques observés, qu’ils soient potentiels ou avérés. À partir de ces constats, l’auditeur formule des recommandations précises, classées selon leur niveau de criticité : actions à mettre en œuvre immédiatement, mesures correctives à moyen terme, ou améliorations à long terme. Le rapport inclut généralement un plan d’action structuré, avec les échéances proposées et les responsables désignés pour chaque tâche. Ce document devient ensuite un outil de suivi, permettant de piloter la mise en œuvre des améliorations, et de mesurer les progrès réalisés lors de futurs audits. L’audit sécurité site ne se limite donc pas à constater : il doit aussi proposer, orienter et accompagner le changement pour instaurer une culture de prévention durable et efficace.

3. Principaux Éléments Évalués

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Lors d’un audit sécurité site, l’organisation générale de la sécurité est l’un des premiers éléments examinés. L’objectif est de s’assurer que la gestion de la sécurité est bien structurée, que les responsabilités sont clairement définies et que les obligations réglementaires sont visibles et respectées. L’auditeur vérifie notamment la présence effective d’un coordinateur SPS (Sécurité et Protection de la Santé), obligatoire sur de nombreux chantiers, ainsi que l’affichage réglementaire, comme le plan d’évacuation, les numéros d’urgence ou les consignes de sécurité. Il s’assure également que les rôles de chacun en matière de sécurité (chef de chantier, référent HSE, ouvriers, sous-traitants) sont bien identifiés et communiqués. Une organisation claire permet une meilleure réactivité face aux situations à risques et garantit une répartition efficace des responsabilités, ce qui renforce l’impact global de l’audit sécurité site.

Un autre point essentiel de l’audit sécurité site concerne les conditions de travail. L’auditeur observe si les zones de travail sont aménagées de manière sécurisée et adaptée aux tâches à effectuer. Il s’intéresse à l’accessibilité des différents espaces, à la présence de dispositifs de balisage pour délimiter les zones dangereuses, ainsi qu’au niveau d’hygiène et à l’éclairage général du site. Une bonne luminosité est indispensable pour éviter les erreurs humaines et assurer la précision des gestes, tout comme une propreté minimale limite les risques de chutes, d’intoxication ou de contamination. Ces éléments, bien qu’ils puissent sembler basiques, sont cruciaux dans la construction d’un environnement de travail sécurisé et sont systématiquement analysés dans un audit sécurité site digne de ce nom.

Les équipements de protection sont également passés en revue de façon rigoureuse dans tout audit sécurité site. Cela concerne à la fois les équipements de protection individuelle (EPI) — comme les casques, gants, lunettes, gilets fluorescents ou chaussures de sécurité — et les équipements de protection collective. L’auditeur contrôle si les EPI sont réellement portés par les travailleurs et en bon état, et si leur distribution est bien documentée. Il inspecte également les extincteurs (présence, accessibilité, état, date de vérification), les garde-corps, les harnais de sécurité ou les systèmes d’ancrage. L’efficacité des mesures de protection dépend autant de la qualité du matériel que de sa bonne utilisation sur le terrain. L’audit sécurité site permet ainsi de détecter les éventuelles failles de cette ligne de défense primordiale contre les accidents.

Les installations électriques font également l’objet d’une attention particulière lors d’un audit sécurité site. L’électricité constitue un risque majeur sur les chantiers, que ce soit par électrocution, incendie ou panne. L’auditeur vérifie que les installations sont conformes aux normes en vigueur, notamment à la norme NF C 15-100, et qu’elles sont bien identifiées, mises à la terre et protégées. Les coffrets électriques doivent être fermés et sécurisés, les câbles ne doivent pas être laissés à nu, et l’étiquetage des circuits doit être clair. En outre, l’entretien et les contrôles périodiques doivent être documentés. Toute anomalie relevée à ce niveau doit faire l’objet d’une action immédiate, car elle constitue un danger grave et souvent invisible, ce que l’audit sécurité site permet de mettre en lumière.

La circulation sur le site est un autre aspect fondamental analysé dans le cadre d’un audit sécurité site. Une mauvaise organisation de la circulation des engins et des piétons est l’une des causes fréquentes d’accidents graves. L’auditeur examine si un plan de circulation est établi et visible, s’il existe une séparation claire entre les voies des machines et celles des travailleurs à pied, et si les zones de chargement et de stockage sont correctement identifiées. La signalisation horizontale et verticale (panneaux, marquage au sol, barrières) doit être cohérente et en bon état. En cas de coactivité, des mesures spécifiques doivent être mises en place pour limiter les conflits d’usage. L’audit sécurité site vise ainsi à garantir une circulation fluide et sans danger, essentielle à la sécurité collective.

Les chutes de hauteur représentent l’un des risques les plus fréquents et les plus graves sur les chantiers. L’audit sécurité site porte donc une attention toute particulière aux moyens de prévention mis en œuvre dans ce domaine. L’auditeur vérifie la présence et la qualité des protections collectives comme les garde-corps, les filets de sécurité ou les planchers provisoires. Il examine également les échafaudages : leur stabilité, leur ancrage, leur montage, et s’ils sont accompagnés de notices et de vérifications réglementaires. Les dispositifs individuels comme les lignes de vie, les harnais et les points d’ancrage sont aussi contrôlés. Chaque situation de travail en hauteur doit faire l’objet d’une évaluation de risque spécifique et de mesures adaptées. L’audit sécurité site joue ici un rôle essentiel pour prévenir les chutes, qui restent une des premières causes d’accidents mortels dans le BTP.

Le stockage, l’utilisation et la manipulation des produits dangereux sont aussi évalués durant l’audit sécurité site. Ces substances, souvent présentes sur les chantiers (peintures, solvants, carburants, produits de traitement…), doivent être stockées dans des zones ventilées, sécurisées et clairement identifiées. L’auditeur s’assure que les fiches de données de sécurité (FDS) sont disponibles, accessibles et comprises par le personnel. L’étiquetage des contenants doit être lisible et conforme, et les incompatibilités chimiques doivent être respectées. Toute manipulation doit se faire avec les protections adéquates, et les procédures de secours (douche oculaire, absorbants, extincteurs spécifiques) doivent être en place. L’audit sécurité site permet d’identifier les erreurs ou négligences qui peuvent transformer un simple produit de chantier en un danger majeur.

Enfin, un audit sécurité site ne saurait être complet sans l’évaluation de la formation et de la sensibilisation du personnel. Un chantier peut être bien équipé et bien organisé, mais si les travailleurs ne sont pas formés aux bons gestes ou ne comprennent pas les risques, la sécurité reste fragile. L’auditeur vérifie que les habilitations sont à jour (ex. : habilitation électrique, CACES pour les engins, permis feu), que des causeries ou points sécurité sont régulièrement animés, et que l’accueil sécurité est systématiquement effectué pour les nouveaux arrivants. Il évalue aussi la culture sécurité du site : les travailleurs osent-ils signaler un danger ? Les responsables sont-ils réactifs ? Cet aspect humain, souvent négligé, est pourtant central, et le rôle du audit sécurité site est justement de le mettre en évidence pour favoriser une démarche participative et durable.

4. Bénéfices d’un Audit de Sécurité

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La mise en œuvre d’un audit sécurité site permet en premier lieu de réduire significativement le nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles. En identifiant les dangers, en évaluant les risques et en mettant en place des mesures correctives adaptées, l’audit agit directement sur les causes profondes des incidents. Il permet de repérer les comportements à risques, les défauts d’organisation ou de matériel, et de les corriger avant qu’un accident ne survienne. En agissant ainsi en amont, l’audit sécurité site devient un outil de prévention efficace, qui protège la santé physique et mentale des travailleurs et contribue à un climat de travail plus sûr et plus serein.

Au-delà de ses bénéfices directs sur le terrain, un audit sécurité site améliore aussi l’image de l’entreprise. Une organisation qui démontre sa capacité à gérer la sécurité de manière rigoureuse renforce la confiance de ses clients, partenaires, donneurs d’ordres et prestataires. Cela peut devenir un avantage concurrentiel réel dans les appels d’offres ou les partenariats stratégiques. De plus, cette image positive se reflète également lors des visites de l’inspection du travail ou des organismes de contrôle : un chantier bien audité, où les risques sont maîtrisés, témoigne du sérieux et de la responsabilité de l’entreprise. Ainsi, l’audit sécurité site participe pleinement à la réputation professionnelle de la structure.

L’aspect économique est un autre levier important de l’audit sécurité site. En réduisant les accidents, il permet de maîtriser les coûts cachés souvent liés aux arrêts de travail, aux procédures juridiques, aux dommages matériels ou aux hausses de primes d’assurance. Une meilleure organisation de la sécurité permet d’éviter les retards de chantier dus à un incident, les coûts de remplacement temporaire de personnel blessé ou encore les pénalités contractuelles en cas d’accident grave. À travers un pilotage préventif, l’audit sécurité site devient donc un investissement rentable à moyen et long terme, qui limite les pertes et améliore la performance globale de l’entreprise.

Un audit sécurité site bien conduit a aussi pour effet de renforcer la culture sécurité au sein des équipes. En impliquant les salariés dans la démarche, en les sensibilisant aux risques, en les formant aux bonnes pratiques et en valorisant les comportements sûrs, l’audit contribue à créer un environnement de travail où la sécurité devient une valeur partagée. Il ne s’agit plus seulement d’appliquer des consignes, mais de comprendre pourquoi elles existent et comment chacun peut devenir acteur de la prévention. Cette culture de sécurité favorise l’engagement, la cohésion et la responsabilité collective, faisant de l’audit sécurité site un vecteur de changement positif.

Enfin, l’audit sécurité site permet d’anticiper les inspections réglementaires menées par des organismes comme la DIRECCTE, la CARSAT, ou encore l’inspection du travail. En s’assurant en amont du respect des exigences légales, normatives et administratives, l’entreprise réduit les risques de sanctions, d’injonctions ou de mises en demeure. Elle démontre sa capacité à gérer ses responsabilités sociales et légales, ce qui renforce sa crédibilité et sa pérennité. L’audit sécurité site devient ainsi une démarche stratégique de conformité et de sécurisation des relations avec les autorités de contrôle.

5. Conclusion :
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Ces cinq axes constituent le socle fondamental d’un audit sécurité site efficace. Cette démarche structurée repose à la fois sur la prévention des risques et sur la mise en place d’actions correctives concrètes. Elle ne se limite pas à un simple contrôle ponctuel, mais s’inscrit dans une logique d’amélioration continue. L’objectif est d’instaurer une culture de sécurité durable, où chaque intervenant – du chef de chantier à l’ouvrier, en passant par les sous-traitants et les encadrants – comprend son rôle et agit en conséquence. En impliquant tous les acteurs du chantier, l’audit sécurité site devient un véritable outil de pilotage de la prévention, renforçant à la fois la performance, la conformité réglementaire et le bien-être au travail.

Dans ce cadre, l’audit signalétique sécurité joue un rôle complémentaire indispensable, en veillant à la bonne visibilité et à la cohérence des messages de prévention sur le terrain. La signalétique sécurité site, lorsqu’elle est bien implantée, contribue directement à la réduction des incidents. Une analyse signalétique sécurité préalable, suivie d’un diagnostic signalétique sécurité, permet d’identifier les lacunes éventuelles et de mettre en œuvre des améliorations ciblées. Ce processus s’appuie également sur une évaluation sécurité site complète, intégrant les spécificités de chaque environnement de travail.

Dans un audit signalétique de sécurité du site, les experts passent en revue l’ensemble des supports visuels : pictogrammes, marquages au sol, panneaux directionnels et consignes de sécurité. Un audit panneaux sécurité minutieux permet ainsi de s’assurer que les dispositifs sont en conformité avec les normes en vigueur, notamment dans les contextes à risque élevé tels que ceux de la sécurité site industriel. L’efficacité globale de l’approche dépend de la synergie entre tous ces éléments, avec une volonté affirmée de construire un système de prévention robuste, visible et compris de tous.

6. Questions-réponses sur audit sécurité site
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1. Qu’est-ce qu’un audit sécurité site ?
Un audit sécurité site est un processus d’évaluation systématique permettant d’identifier les dangers, d’évaluer les risques, de vérifier la conformité aux exigences réglementaires et de mesurer l’efficacité des mesures de prévention sur un chantier ou une installation industrielle.

2. Qui peut réaliser un audit sécurité site ?
Il peut être réalisé en interne, par le service HSE ou le responsable sécurité de l’entreprise, ou en externe, par un cabinet spécialisé, un organisme certificateur ou un coordinateur SPS agréé.

3. Pourquoi faire un audit sécurité site ?
Pour prévenir les accidents du travail, se conformer à la réglementation, améliorer la culture sécurité, réduire les coûts liés aux sinistres et démontrer le sérieux de l’entreprise vis-à-vis des clients, partenaires et autorités de contrôle.

4. À quelle fréquence doit-on réaliser un audit sécurité site ?
Cela dépend du type de chantier, de son niveau de risque, de sa durée et des exigences contractuelles. En général, il est conseillé de faire un audit par mois sur les chantiers à risques, ou à chaque phase clé du projet (démarrage, mi-parcours, réception).

5. Quelles sont les étapes d’un audit sécurité site ?

  1. Préparation (définition du périmètre, documents à rassembler)

  2. Visite terrain (observations, entretiens, contrôles)

  3. Analyse documentaire (vérification des procédures, statistiques…)

  4. Rapport d’audit (non-conformités, recommandations, plan d’action)

6. Quels documents sont utiles pendant un audit sécurité site ?

  • DUER (Document Unique d’Évaluation des Risques)

  • Plan de prévention ou PPSPS

  • Fiches de données de sécurité (FDS)

  • Permis de feu, de travail en hauteur, etc.

  • Registres de vérification du matériel

  • Procédures internes de sécurité

7. Que regarde-t-on lors de la visite terrain d’un audit sécurité site ?
L’auditeur observe les conditions de travail, l’état des installations, l’utilisation des EPI, la signalisation, la cohabitation engins/piétons, les protections contre les chutes, la conformité électrique, les pratiques réelles des opérateurs, etc.

8. Que se passe-t-il si des non-conformités sont détectées ?
L’auditeur les classe par niveau de criticité (mineur, majeur, critique), formule des recommandations, et un plan d’action correctif est mis en place avec un délai et un responsable pour chaque action.

9. Un audit sécurité site peut-il entraîner des sanctions ?
L’audit lui-même ne génère pas de sanction, mais s’il révèle une non-conformité réglementaire grave (ex. : absence de protections collectives), cela peut alerter l’inspection du travail ou engager la responsabilité pénale de l’employeur.

10. Quelle est la différence entre un audit et une inspection sécurité ?
Une inspection est souvent plus ponctuelle, terrain, et centrée sur les vérifications visuelles. Un audit sécurité site est plus approfondi, structuré, avec analyse documentaire, entretien du personnel, évaluation de la conformité et rapport formel.

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